Odile Frachet
Chez Odile Frachet, les expressions sont multiples mais on ressent une forte présence de la terre. Chacune de ses sculptures, fruit d'une réflexion longuement murie, résulte d'assemblages de volumes–terres-matières variées-dans lesquelles elle inclut différents matériaux tels que verre, ardoise, porcelaine, latex. Les recherches qu’elle effectue pour réaliser ses sculptures influent sur son travail de peintre et de graveur dans les teintes, les tracés, le graphisme, les oppositions de matières. C’est pourquoi il lui vient naturellement à l’idée de mêler une expression à une autre, gravure de la terre pour ses sculptures, incrustation de gravures dans ses tableaux, va et vient entre les œuvres qui, appartenant au même univers, se répondent. Même si ses sculptures sont inspirées de thèmes tels que Rois et Reines, Embarcations, Disques solaires, ou si on perçoit parfois dans ses tableaux des personnages, objets ou éléments de la nature, Odile Frachet reste le plus souvent dans le registre de la figuration abstraite qui s’offre librement au regard.
Nourrie de stages chez les potiers de la Puisaye et d'Etudes d'arts plastiques au Lycée parisien Auguste Renoir, Odile Frachet obtient dès 1967 un premier prix de céramique au salon d'Hiver de Paris (Grand Palais) et une grande exposition personnelle à Caracas-Venezuela. Elle crée dans les années 80 une sculpture-fontaine de près de 3 m de haut pour la principale usine d'eau potable de la ville de Toulouse. Depuis 1988, les esquisses papier de ses sculptures l'amènent à élargir sa palette d'expressions à la peinture. Travaillant l'acrylique, les matières, les techniques mixtes, les collages, elle jongle entre figuration et abstraction. A partir de 2003, elle s'investit aussi dans le monde de la gravure et obtient la médaille d’argent de gravure au Salon des Beaux-Arts de Paris en 2014. Parallèlement, avec des poètes, elle conçoit et réalise des Livres d'Artistes. Son travail est régulièrement présenté en France et à l'étranger.

Bernard Morel
Chez Odile Frachet, les expressions sont multiples mais on ressent une forte présence de la terre. Chacune de ses sculptures, fruit d'une réflexion longuement murie, résulte d'assemblages de volumes–terres-matières variées-dans lesquelles elle inclut différents matériaux tels que verre, ardoise, porcelaine, latex. Les recherches qu’elle effectue pour réaliser ses sculptures influent sur son travail de peintre et de graveur dans les teintes, les tracés, le graphisme, les oppositions de matières. C’est pourquoi il lui vient naturellement à l’idée de mêler une expression à une autre, gravure de la terre pour ses sculptures, incrustation de gravures dans ses tableaux, va et vient entre les œuvres qui, appartenant au même univers, se répondent. Même si ses sculptures sont inspirées de thèmes tels que Rois et Reines, Embarcations, Disques solaires, ou si on perçoit parfois dans ses tableaux des personnages, objets ou éléments de la nature, Odile Frachet reste le plus souvent dans le registre de la figuration abstraite qui s’offre librement au regard.
Nourrie de stages chez les potiers de la Puisaye et d'Etudes d'arts plastiques au Lycée parisien Auguste Renoir, Odile Frachet obtient dès 1967 un premier prix de céramique au salon d'Hiver de Paris (Grand Palais) et une grande exposition personnelle à Caracas-Venezuela. Elle crée dans les années 80 une sculpture-fontaine de près de 3 m de haut pour la principale usine d'eau potable de la ville de Toulouse. Depuis 1988, les esquisses papier de ses sculptures l'amènent à élargir sa palette d'expressions à la peinture. Travaillant l'acrylique, les matières, les techniques mixtes, les collages, elle jongle entre figuration et abstraction. A partir de 2003, elle s'investit aussi dans le monde de la gravure et obtient la médaille d’argent de gravure au Salon des Beaux-Arts de Paris en 2014. Parallèlement, avec des poètes, elle conçoit et réalise des Livres d'Artistes. Son travail est régulièrement présenté en France et à l'étranger.
Etienne Jacobée
Ayant eu l’accès dès l’enfance au monde du métal et du bois par ses deux grands-pères, Etienne Jacobée choisit l’acier pour sculpter. Cette matière familière qu’il expérimente pour lui faire exprimer toutes ses possibilités, avec une liberté qui le fait passer du plein au vide, de la construction verticale à l’étirement horizontal, de la forme pure à des assemblages improbables, du lisse au granuleux, du choix strict de la section de métal à la soudure de segments stylisés…….
En recherche permanente, l’artiste refuse de se laisser enfermer dans un style -il travaille également le plâtre et le bois ou fait récemment couler certaines pièces en bronze - mais admet certaines filiations : Henri Laurens, Eduardo Chilida, Dominique Labauvie. Dans un langage toujours dépouillé mais diversifié, qui peut s’approcher de l’art tribal comme évoquer le corps ou atteindre une note poétique, les œuvres d’Etienne Jacobée appellent la caresse, le toucher. Ses sculptures sont vivantes. Il lui arrive de les enduire de terre, voire de les enterrer plusieurs années pour obtenir des effets de matière avec les lichens qui se sont développés. A partir de 2013, il conçoit des sculptures sonores émettant des sons de percussion et travaille sur l’improvisation musicale parmi les sculptures. Depuis peu, il met en couleurs certaines sculptures par la peinture.
Dans son immense atelier entouré d’arbres et de canaux, on déambule à la rencontre des œuvres, autant d’êtres disséminés avec lesquels on se sent dans l’observation réciproque. Les « Lignes » posées en un point dans un miracle d’équilibrisme, se déploient dans l’espace. Les « Huttes », comme des silhouettes épurées émergeant du sol, s’étirent vers le ciel. Les « Figures » sur socle, pleines, énigmatiques, solennelles, vous regardent.
Vit et travaille à Chantilly. Se consacre entièrement à la sculpture au début des années 90, vite repéré par le milieu de l’art. En 1997, Gérard-Georges Lemaire présente ses dessins et ses sculptures et lui consacre une publication monographique. Il commence en 1999 à exposer à l’étranger : à la Fondation Pablo Serano à Saragosse, à East 73 Road Gallery à Londres. Emmanuel Daydé, qui avait dès 1993 écrit dans Muséart une critique élogieuse de sa première exposition personnelle au Pavillon de Manse à Chantilly, l’invite à présenter son « Troisième voyage extraordinaire » à l’Orangerie du Sénat en 2000. La galerie Maï Ollivier lui propose une exposition personnelle en 1999 puis organise une résidence en République Centrafricaine, le travail est exposé à Bangui et au Cameroun, puis à l’Hôtel d’Albret à Paris en 2001. Le Château-Musée de Boulogne- sur- mer accueille en 2002 la collection des « Centaures » qui avaient acquis plusieurs pièces d’Etienne Jacobée. En 2003, il investit l’Eglise Saint-Jean de Guern en Bretagne pour L’Art dans les Chapelles et participe en 2016 au 25è anniversaire de cette manifestation à la galerie Jean Fournier et à Pontivy. Son œuvre est présentée dans le Hors-Série d’Artension sur la Sculpture contemporaine en 2015.
Actualité : La ville de Chantilly lui a passé commande d’une sculpture monumentale dénommée « Fête », destinée à célébrer la dernière étape du Tour de France 2016 dans la ville.

Jean-Yves Cousseau
Photographe ? Plasticien ? Jean-Yves Cousseau est assurément les deux, ayant entrepris depuis de nombreuses années une démarche artistique à partir de la photographie et expérimentant, au fil des expositions, des commandes et des publications, d’autres supports et modes d’expression comme la vidéo ou les installations.
Son écriture personnelle de photographe n’est ni dans le sujet, ni dans la représentation, ni dans l’instantanéité, mais au contraire dans l’altération de l’œuvre photographique qui est une des bases de son travail de création. Il la soumet à des séjours dans l’eau, à la lumière du jour et la nuit, la faisant virer d’états en états successifs, modifiés par des dépôts organiques (mousses, moisissures) et par des phénomènes chimiques (oxydation, virage de couleurs). Le temps vient poser son empreinte, charge l’œuvre d’une nouvelle mémoire. Comme un peintre viendrait charger sa toile, reprendre son travail, dans la recherche inlassable de la maîtrise de l’aléatoire, de l’aboutissement accepté. Jean-Yves Cousseau dit vouloir que ses « images connaissent des métamorphoses qui les libèrent de leur terrible fixité. Que la photographie qui toujours parle au passé (cela était, cela fut) s’expose aux vicissitudes du présent ».
Allant encore plus loin dans l’éloignement du sujet initial, simple prétexte, Jean-Yves Cousseau assemble parfois ses photographies pour créer des installations, intimes ou monumentales, au sein desquelles des éléments rapportés, comme des miroirs anciens, des vitres cassées, des matières diverses, participent de notre regard, de notre interrogation, sur l’œuvre. Il a aussi la particularité de créer des « objets photographiques » en insérant ses photographies dans des supports inattendus - cadres chinés ou éléments de matériel photographique anciens -qui décalent encore le regard porté.
Vit et travaille en région parisienne après des études à l’Ecole des Beaux-arts de Nantes. Depuis 20 ans, il expose ses œuvres en France et à l’étranger : Fondation Royaumont, Fotographie Forum de Francfort, Musée de la photographie de Bièvres, Visivarosi Galeria de Budapest, Galerie Pennings d’ Eindhoven, Musée du Luxembourg de Paris, Fondation Pierre Gianadda à Martigny, Musée de l’Orangerie, Fondation Coubertin à Saint- Remy -lès- Chevreuse, Centre d’art la Passerelle à Brest, Musée/muséum de Gap……Avec la galerie Artem, il intervient sur les vitraux de la chapelle du Domaine de Trévarez en Bretagne. La Galerie Pierre Brullé défend son travail pendant plusieurs années. Il est l’auteur d’ouvrages (« Lieux d’écrits », « Quantités discrètes »...) et de livres d’artistes (« Sommes », « Petite épopée »...) en relation avec des textes d’écrivains. Son ouvrage « Manière noire » sur les réserves du Musée Rodin et les fonderies de la région parisienne a donné lieu à plusieurs expositions. Son prochain livre « Intempéries » sortira fin 2016 aux éditions Isabelle Sauvage. Il est aussi l’auteur de vidéos (« Le Sablier », « Immersion », « Rescapés »…). Il a également réalisé des scénographies comme celle de « Lieux d’Ecrits » à la Fondation Royaumont, de « Vestiges » à Privas, de Charlotte Perriand et de Jean Fautrier pour le musée Fernand Léger à Biot. Il a assuré la conception graphique de catalogues pour de nombreux musées et pour la Réunion des Musées Nationaux.
Actualité : il exposera à la Maison Européenne de la Photographie en janvier 2017.
Du 15 juin au 9 juillet 2016, l’exposition ELOGE DE L’AIR réunit deux magnifiques artistes qui nous parlent de mer et de nature, elles se confrontent et se complètent dans un très bel accrochage.

Raphaëlle Pia, à travers ses grandes peintures fluides et ses petites aquarelles, nous livre la mémoire des couleurs perçues et des sensations vécues lors des moments passés à arpenter la Baie de Somme et contempler ses plages, ses bancs de sable et ses lagunes désertiques.

Nicole Fellous s’inspire de l’environnement pour construire ses sculptures en fils de maillechort, véritables dessins dans l’espace, poursuivant ainsi une réflexion tactile sur le mouvement, la transparence et la lumière.